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Le soir de son élection, Nicolas Sarkozy lançait un appel «à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et les dictatures, à tous les enfants et les femmes martyrisés dans le monde, pour leur dire que <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> sera à leur côté, qu'ils peuvent compter sur elle». Ces déclarations trouveront-elles leur traduction dans les faits ? Pour le moment la réponse est incertaine. Dans la lettre de mission du président de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la République">la République</st1:PersonName> à monsieur Hortefeux, aucune indication sur les mesures à prendre pour mieux protéger les réfugiés. Rien non plus dans le projet de loi sur l'asile et l'immigration qui sera présenté à l'Assemblée nationale à la rentrée.
Pourtant, les déclarations présidentielles imposeraient des réformes ambitieuses. La première réforme que le gouvernement doit engager sur l'asile est celle du discours. Il ne peut d'un côté s'engager à aider ceux qui fuient la tyrannie, et de l'autre, soupçonner les personnes qui souhaitent demander l'asile en France d'être des «faux réfugiés». Il ne peut se féliciter que la demande d'asile ait baissé de plus de 40 % en deux ans en France comme s'il s'agissait d'une victoire sur l'immigration irrégulière. Ce satisfecit est d'autant plus surprenant que selon le HCR le nombre de réfugiés dans le monde augmente et a récemment atteint 10 millions.
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