asile immigration asulon asylon
L'adoption dans l'urgence par l'Italie, fin octobre, d'un décret pour faciliter l'expulsion des Roumains, après le meurtre d'une Italienne par un Rom roumain, a provoqué de fortes tensions entre Bucarest et Rome. Le double amalgame Rom-criminalité et Rom-Roumains a donné lieu à une succession de déclarations peu amènes, dont celle du maire de Rome, Walter Veltroni, dénonçant "un péril roumain". L'Italie est la première destination d'immigration des ressortissants de Roumanie, peuplée de 1,8 million de Roms.
La question de leur intégration s'est, par ce fait divers, imposée à l'Italie et, par ricochet, à l'Union européenne (UE), que les premiers ministres italien et roumain ont appelée à l'aide. Les 7 millions de Roms d'Europe - sa plus importante minorité transnationale - vivent en majorité à la marge de la société.
A Bucarest, Rome ou Madrid, des campements de Roms s'installent en périphérie des grandes villes dans des conditions insalubres et forment souvent des foyers de délinquance. Depuis que Roumains et Bulgares sont devenus membres de l'UE, leur rapatriement pour "situation de dénuement" est devenu fréquent en Europe de l'Ouest, Suisse comprise. En France, le nombre de ces "rapatriements humanitaires" est ainsi passé de 400 en 2006 à 1 239 en 2007, dont 788 pour des Roumains et des Bulgares.
Mais les Roms ne sont pas mieux intégrés...