asile immigration asulon asylon
Le dernier avatar de la politique initiée par M. Sarkozy, depuis qu'il a accédé au poste de ministre de l'intérieur, est d'interdire aux étrangers susceptibles de bénéficier du regroupement familial, d'avoir des enfants adoptés. Il faut qu'ils en soient les géniteurs génétiques et pas apocryphes. Peu importe qu'une telle démarche soit interdite en France où, heureusement, la famille ne se réduit pas à la biologie. On sait, depuis la création du ministère de l'identité nationale, que les étrangers ne sont plus tout à fait des hommes et des femmes, mais de dangereux individus qui mettent en péril la cohésion sociale, culturelle et économique de notre pays. Il faut, de plus, qu'ils parlent français avant d'en atteindre les rives. Les millions d'immigrants venus dans notre pays au cours du XXe siècle, africains, asiatiques, européens, juifs, maghrébins, et j'en oublie, ne parlaient pas tous notre langue et ils ont su l'acclimater et l'enrichir. Exiger d'un étranger qui vient en France qu'il parle français, c'est nier sa qualité d'étranger, c'est refuser l'enrichissement que constitue l'échange culturel, c'est dire que l'on ne veut d'étranger que fait au moule d'une certaine idée de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la France. Ces" w:st="on">la France. Ces</st1:PersonName> mesures dépassent de très loin le débat autour de l'immigration. Elles construisent, petit à petit, une image de l'étranger assiégeant <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>, et lorsqu'il a réussi à y être présent, il devient une sorte de produit corrosif qui dissout la communauté nationale à coups de polygamie ou d'affrontement entre l'Islam et l'Occident.
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