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Quelque 7 millions de citoyens européens ont les yeux tournés vers Bruxelles, où se tient, mardi 16 septembre, le premier sommet sur les Roms organisé par <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Commission" w:st="on">la Commission</st1:PersonName> européenne. Au-delà de la prise de conscience de l'exclusion sociale et de la discrimination dont ils font l'objet partout en Europe, les Roms espèrent de cette conférence un engagement des Etats à développer des politiques nationales d'intégration. Une proposition que <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>, qui préside l'Union européenne, doit soutenir mardi.
Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, devrait proposer aux Vingt-Sept de développer des standards européens d'intégration des Roms par l'emploi, le logement, la santé et l'éducation dans le cadre de plans nationaux.
Les Roms représentent la plus grande minorité ethnique transnationale de l'Union européenne. Dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, ils sont quelques centaines de milliers tout au plus. Mais malgré leur petit nombre à l'échelle nationale, ils sont cantonnés dans des bidonvilles dans des situations indignes d'habitat et de santé, autour de Paris, Naples, Rome ou Marseille, etc. "Leur espérance de vie à la naissance est de dix ans inférieure à la moyenne européenne", rapportait <st1:PersonName ProductID="la Commission" w:st="on">la Commission</st1:PersonName> européenne début juillet.
"STRATÉGIE GLOBALE"
Souvent empêchés de travailler légalement, comme en France où un régime dérogatoire exclut du marché du travail les Roumains et les Bulgares jusqu'en 2012, ils ont difficilement accès aux soins et rarement aux logements sociaux. La scolarisation est parfois le fruit de longues négociations entre les associations et les municipalités.