asile immigration asulon asylon
Grèves de la faim, automutilations, suicides, dépressions, combien sont-ils, ces étrangers sans papiers, en France parfois depuis plusieurs années, ayant un emploi, une famille, des enfants, payant des impôts, qui se trouvent brutalement placés en centres de rétention, c'est-à-dire privés de liberté, sans procès et sans l'intervention d'un juge ?
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Combien d'étrangers en situation irrégulière, mais parfaitement intégrés à la société française, vivent avec la peur au ventre parce qu'à tout moment un contrôle d'identité peut faire basculer leur vie ? D'où vient qu'il faille ainsi reconduire à la frontière des étrangers sans problème et utiles à notre économie ? <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="La France">La France</st1:PersonName> n'est-elle pas précisément un pays d'immigration qui s'est enrichi des apports économiques et culturels de vagues successives d'immigrants ?
Des démographes tels qu'Hervé Le Bras nous apprennent qu'au motif que <st1:PersonName w:st="on" ProductID="La France">la France</st1:PersonName> est considérée traditionnellement comme un pays d'immigration, on a pour habitude de ne pas comparer l'immigration à l'émigration. Or ils nous montrent que le solde migratoire est positif de l'ordre de 6 000 personnes par an, ce qui veut dire qu'il est quasi nul, car sur la décennie 1993-2002, 520 000 personnes ont quitté le territoire français.
Certes ne sont pas comptés les immigrés clandestins, mais sait-on combien d'étrangers entrent illégalement sur notre territoire chaque année ? L'Institut national d'études démographiques nous disait 13 000 par an en 2004, alors que le ministère, qui, pour justifier sa politique des quotas, a besoin de gonfler la donne, annonce 80 000 à 100 000 par an ! Et cela sans parler du solde migratoire des illégaux que l'on ignore ! Comment bâtir une politique pertinente et humainement équilibrée dans une telle imprécision ?