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Dans toute la paisible Helvétie, des familles entières se préparent, en ce mois de décembre, à célébrer l'indépendance du Kosovo. Car - réalité peu connue en Europe - <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Suisse">la Suisse</st1:PersonName> abrite aujourd'hui un dixième de la population albanaise du Kosovo, soit près de 200 000 personnes. Dans cette Suisse qui vote à près de 30 % pour l'Union démocratique du centre (UDC, parti nationaliste de droite et volontiers xénophobe), un habitant sur quarante est de langue et de culture albanaises.
Deuxième communauté étrangère après les Italiens, les Kosovars, arrivés par vagues depuis le milieu des années 1960, sont pour la plupart détenteurs de permis de séjour (un an) ou d'établissement (dix ans) les autorisant à travailler. Une petite minorité a le statut de réfugié politique. Quelques centaines ont été naturalisés.
Et, malgré de fortes attaches avec leur pays d'origine, la plupart d'entre eux n'envisagent pas de retourner au Kosovo, estimant avoir réussi leur intégration... contrairement à l'opinion d'une partie de la population suisse. En 2002, selon une enquête, 34 % des personnes interrogées estimaient déjà que les Kosovars n'avaient "pas leur place en Suisse" et 41 % qu'ils étaient "une source de préoccupation".