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La réforme du dispositif d'aide aux personnes placées en centre de rétention administrative (CRA), qui remet en cause la mission nationale assurée par la Cimade, est une nouvelle fois remise en cause. Mardi 10 février expire le délai ouvert par le gouvernement pour que d'autres associations interviennent dans les CRA. Un premier appel d'offres a déjà été annulé par la justice.
Or, dix associations dont la Cimade, le Gisti, la Ligue des droits de l'homme, le Syndicat des avocats de France, ont saisi vendredi 6 en référé le Conseil d'Etat. Elles lui demandent de suspendre l'exécution du décret du 22 août 2008 modifiant les conditions de la mission d'information et d'aide aux étrangers placés en rétention dans l'attente d'une expulsion.
La Cimade, association nationale oecuménique d'entraide, était la seule intervenante. Elle publie chaque année un rapport fouillé sur la situation dans les CRA. Agacé par ses propos "toujours critiques", le précédent ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, a voulu en finir avec "cette situation de monopole".