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« Le camp de réfugiés, lieu de vie et de survie » par Marc-Antoine Pérouse de Montclos - Institut de recherche pour le développement (IRD) - est enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris.
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Dans les pays du Sud, les occupants des camps de réfugiés ne sont pas des victimes passives attendant plus ou moins patiemment l'aide que la communauté internationale voudrait bien leur fournir. Ce sont aussi des acteurs économiques, politiques et, plus souvent qu'on ne le croit, militaires.
L'image du réfugié en haillons, le ventre ballonné, tiraillé par la faim, ne représente heureusement qu'une toute petite partie de la réalité. Dans la plupart des cas, les camps sont en réalité des marchés très actifs, qui bouleversent et dynamisent les économies régionales. Placés sous la protection du HCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) lorsque les pays d'accueil sont signataires de la convention de Genève de 1951, qui encadre le droit d'asile à travers le monde, ils bénéficient d'une assistance internationale et de services publics dans des environnements où l'Etat est défaillant.