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La commission présidée par Jacques Attali sur la croissance devait proposer, mercredi 23 janvier, à Nicolas Sarkozy d'ouvrir largement les frontières à l'immigration. Le sujet est d'autant plus sensible que, loin d'avoir préparé les esprits à une telle évolution, le président mène, depuis qu'il est élu, la politique inverse. Pourtant, tout indique que la rupture préconisée par la commission Attali est nécessaire, tant le gouvernement, dans ce domaine, fait fausse route.
Officiellement, la politique de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux présente une double caractéristique : d'un côté, on expulse massivement - et avec objectifs chiffrés à la clé - des clandestins. De l'autre, on accueille - voire on régularise - au cas par cas et sans indiquer de chiffres en fonction des besoins de l'économie. C'est le principe de l'immigration choisie, tel que défini par <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France. La">la France. La</st1:PersonName> réalité est plus complexe : nonobstant les discours du gouvernement, environ 200 000 étrangers entrent chaque année en France et environ 100 000 la quittent. Néanmoins, il suffit de voir comment les étrangers, surtout lorsqu'ils ne sont pas blancs, sont accueillis par la police à Roissy pour comprendre qu'ils ne sont pas les bienvenus, y compris lorsqu'ils ont un portefeuille bien garni.
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