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Après la polémique, l'épreuve des faits. Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, vient de se rendre au Cameroun pour préparer l'entrée en vigueur des tests ADN facultatifs proposés aux candidats au regroupement familial. Le président camerounais, Paul Biya, a accepté que son pays soit un des neuf à douze États des trois continents où <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> expérimentera ce dispositif à partir de septembre.
«Je crois que nous sommes d'accord pour l'essentiel, a déclaré Paul Biya. Je pense qu'il n'est pas bon que nos jeunes partent à l'aventure dans des conditions qui ne peuvent mener qu'à l'échec. Il faut décourager ces tentatives.» Dans ce pays d'Afrique centrale de 16 à 18 millions d'habitants - dont 40 % de moins de 15 ans -, la population souffre de la hausse des prix des denrées alimentaires. Les jeunes diplômés peinent à trouver du travail. Et, selon le Quai d'Orsay, 70 % des actes d'état civil soumis aux consulats français de Yaoundé et de Douala à l'appui de demandes de regroupement familial sont des faux. Une partie des agents camerounais chargés de délivrer ces documents ne sont plus payés depuis dix ans. Confrontés à la même fraude documentaire, six autres pays européens représentés à Yaoundé - Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Espagne, Grande-Bretagne - proposent depuis plusieurs années des tests ADN aux Camerounais qui sollicitent un regroupement familial.