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Le long de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Seine">la Seine</st1:PersonName>, les touristes en route pour <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Sainte-Chapelle">la Sainte-Chapelle</st1:PersonName> croisent, sans y prendre garde, les fourgons de police et les voitures banalisées. C'est dans l'un de ces fourgons que Rosy (prénom d'emprunt) a fait son entrée au n° 3 du quai de l'Horloge, à Paris (1er arrondissement). "Comme une voleuse !", s'indigne-t-elle. A l'intérieur, cela sent le musée, le Moyen Age, le labyrinthe. Sous les hautes voûtes de pierre, plongées dans la pénombre, le fantôme de Marie-Antoinette - emprisonnée ici, à <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Conciergerie">la Conciergerie</st1:PersonName>, comme le furent Charlotte Corday et, plus tard, Robespierre - semble flotter dans l'air.
La jeune Paraguayenne, âgée de 28 ans, s'inquiète en songeant à sa fille, un bébé de 1 an, dont elle est séparée. Elle a été arrêtée à deux pas d'ici, dans les locaux de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Préfecture">la Préfecture</st1:PersonName> de l'île de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Cité">la Cité</st1:PersonName> : escomptant naïvement régulariser sa situation, elle avait répondu à une convocation et s'est retrouvée prise au piège. Conduite au centre de rétention administrative (CRA) du Palais de justice, Rosy attend que les magistrats décident de son sort.