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Connu pour les émeutes qui s’y déroulent depuis les années 1980, le quartier populaire de Brixton, à Londres, est investi depuis peu par des classes moyennes qui louent sa diversité et sa tranquillité. Amélie Bertholet montre que cette évolution ne signifie pas, pour autant, la fin des violences.
Brixton, quartier de la municipalité (borough) de Lambeth située dans le péricentre de Londres, est marqué par une forte présence jamaïcaine depuis l’après-guerre [1]. Ce « quartier communautaire » (Guillon et Taboada-Leonetti 1986) a longtemps été l’exemple typique d’un « espace social relativement autonome (…) fondé sur l’existence d’une infrastructure ethnique (…) et des réseaux de relations denses », et était considéré comme un espace de résistance à toutes formes d’embourgeoisement (Haumont 1998). Cependant, le profil socio-économique des habitants change depuis une dizaine d’années avec l’arrivée de populations jeunes, majoritairement blanches et exerçant des emplois de cadres, arrivée favorisée par une bonne desserte en transports en commun (Northern Line du métro) et des prix de l’immobilier encore sensiblement inférieurs à ceux des quartiers centraux ou de quartiers environnants prisés [2].
Source :
http://www.metropolitiques.eu/La-gentrification-moteur-de.html