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Pour sa huitième édition, le rapport annuel de
Dans l'édition 2006 de ce rapport annuel,
Ces pratiques ont pour la plupart perduré en 2007 et nous avons choisi de revenir sur leurs effets à la fois ubuesques et tragiques. Au-delà de ces éléments il nous a semblé primordial, dans la huitième édition de notre rapport, de montrer que cette logique de course au chiffre, s'accompagne de la mise en place progressive d'un dispositif juridique qui tend à réduire les droits des étrangers ou à les priver de la possibilité pratique d'exercer ces droits.
La mise en place de ce dispositif juridique et son application est à la fois une condition, un préalable à l'industrialisation de la rétention, elle en est également une conséquence tant la démesure de la politique actuelle en matière d'expulsion des étrangers en situation irrégulière installe une logique de « gestionnaire » pour laquelle l'exercice du droit des étrangers est un frein, un grain de sable à éliminer dans le fonctionnement de la « machine ».
Plusieurs projets ou évolutions de pratiques que nous constatons au début de cette année 2008 - la multiplication des périodes d'enfermement, la mise en place de l'obligation à quitter le territoire français (OQTF), le droit d'asile en rétention qui devient un droit virtuel, les audiences délocalisées du juge des libertés et de la détention, la possible mise en place d'une juridiction unique pour les étrangers - viennent renforcer notre constat et notre inquiétude quant à la réduction du droit des migrants au nom d'une logique d'efficacité. La pression existante pour la mise en œuvre des expulsions semble aujourd'hui plus importante que le respect des droits fondamentaux.
Publié par Asulon à 18:17:08 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Des millions d'hommes et de femmes de nationalité étrangère vivent en France, parfois depuis de très nombreuses années. Certains d'entre eux étaient en situation régulière au moment où ils ont obtenu un emploi, d'autres ont obtenu cet emploi en utilisant des titres de séjour d'amis ou de membres de leur famille pour pouvoir survivre, d'autres, enfin, ont utilisé de faux papiers. Nous les connaissons bien et, pour ceux dont nous demandons la régularisation, nous les estimons.
Chefs d'entreprise, responsables de PME, artisans, nous nous sommes regroupés pour qu'une solution rapide soit trouvée à la question des salariés sans papiers qui travaillent au sein de nos entreprises.
Les situations sont diverses et ne sauraient se limiter à une vision caricaturale, celle d'employeurs choisissant de recruter de façon consciente un travailleur sans titre de séjour. Pour l'un, c'est un aide-cuisinier qui travaille depuis des mois dans son restaurant à qui il demande un jour une attestation "pour la préfecture", et dont il découvre qu'en fait il travaille sous l'identité de son cousin, pour l'autre, c'est un électricien dont le titre de séjour a été renouvelé pendant des années jusqu'à ce que la préfecture change d'avis... Beaucoup de ces salariés nous ont donné satisfaction et ont contribué à la valorisation de nos entreprises. Pendant longtemps, nous croyions être un cas à part, comme honteux de transgresser les dispositions légales, à prendre des risques. Car quelle devait être notre attitude ? Dénoncer ceux qui travaillent pour nous depuis des années ? Se séparer de travailleurs qui se sont révélés indispensables par leurs compétences ?
Publié par Asulon à 18:15:17 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
La création d'un ministère de l'identité nationale et de l'immigration, en
Publié par Asulon à 19:33:10 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis la loi Sarkozy du 26 novembre 2003, l'article L 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet au juge des libertés et de la détention, saisi aux fins de prolongation de la rétention d'un étranger en instance d'éloignement, de statuer dans une salle d'audience aménagée à proximité immédiate du lieu de rétention.
Cest ainsi que des salles d'audience ont été aménagées dans les enceintes des centres de rétention de Coquelles (Pas-de-Calais), relevant du TGI de Boulogne-sur-Mer, ouverte en juin 2005, Cornebarrieu (Haute Garonne), près de Toulouse, ouverte en juillet 2006, et Le Canet à Marseille (Bouches du Rhône), ouverte en septembre 2006.
Publié par Asulon à 19:30:17 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Ils se sentent abusés. Des patrons viennent d'apprendre que certains de leurs "meilleurs" éléments n'ont pas de titre de séjour : ils ont été embauchés avec de faux papiers.
Depuis le 1er juillet 2007, les chefs d'entreprise ont l'obligation de demander aux préfectures, quand ils recrutent un étranger, de vérifier l'authenticité de son titre de séjour. Certains en ont profité pour revérifier la situation administrative de leur main-d'œuvre étrangère. Parfois, des salariés en situation irrégulière ont déserté la société de peur de se faire arrêter.
La mesure prise pour lutter contre l'emploi de sans-papiers met souvent dans l'embarras des chefs d'entreprise. "Je suis dégoûté, je suis obligé de refuser des chantiers", enrage Jean-Luc Quipert, gérant de la société de nettoyage OUI, située dans le Val-d'Oise. Sur ses 14 salariés, 10 avaient des fausses cartes de séjour. "Je les ai tous perdus, lâche-t-il. Je ne trouve personne d'aussi compétent pour les remplacer. Les vrais Français ne veulent pas de ce travail. C'est trop dur."
Publié par Asulon à 19:27:01 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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