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Relancer l'immigration et supprimer les départements figurent parmi les propositions phares du rapport sur la croissance dont Le Figaro a eu connaissance.
La relance de la croissance par l'immigration ! C'est l'une des propositions phares du rapport que Jacques Attali s'apprête à déposer sur le bureau du chef de l'État le 23 janvier prochain. Depuis le 30 août dernier, à la demande de Nicolas Sarkozy, l'ancien sherpa de François Mitterrand, entouré d'une quarantaine de personnalités, phosphore sur les pistes à suivre pour retrouver la route de la prospérité. Les rapporteurs de la commission travaillent aujourd'hui sur les dernières pages de l'ouvrage qui devrait compter, de l'aveu même de son concepteur, plus de trois cents propositions. La recherche du consensus n'est pas toujours aisée.
Sur l'immigration, de l'écrivain Theodore Zeldin au psychiatre Boris Cyrulnik en passant par les chefs d'entreprise et autres démographes, il semblerait, selon des sources proches de l'Élysée, que les participants se soient rapidement ralliés à l'idée que
Publié par Asulon à 22:51:00 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Pour certains, la nuit du 31 décembre 2007, le compte à rebours des douze coups de l'horloge a eu un goût amer. A minuit, le ministère de l'intérieur a-t-il atteint l'objectif de 25 000 étrangers expulsés de France ? Ils sont des centaines de milliers, la peur chevillée au corps, à être visés par cette politique stupide et inhumaine du chiffre. Ces temps-ci, il ne fait pas bon être "noir", "basané" et pauvre.
Souvenez-vous, en juin 2006, une circulaire émanant du ministère de l'intérieur dirigé alors par Nicolas Sarkozy proposait aux parents étrangers dont les enfants, pour la plupart nés sur le territoire et scolarisés en France, de s'inscrire dans les préfectures pour, enfin, accéder à leurs pleins droits de citoyens, c'est-à-dire de résidents légaux. Mis en confiance, 33 000 personnes déposèrent leur dossier. Leurs noms et adresses sont désormais connus. Le gouvernement décida alors de ne régulariser que 6 924 personnes. Nul n'ose imaginer que ces fiches de renseignements vont faire l'objet d'une funeste instrumentalisation... Pourtant, la chasse à l'homme commence. Le processus consistant à ficher pour repérer puis piéger ne peut manquer d'évoquer des heures sombres de notre histoire.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-997901,0.html
Publié par Asulon à 22:50:16 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Un employeur de "bonne foi", ayant fait travailler un sans-papiers à son insu, pourra désormais se tourner vers la préfecture pour demander sa régularisation. Il devrait pouvoir compter sur la "bienveillance" des services préfectoraux. Dans une circulaire qui leur a été adressée lundi 7 janvier, et dont Le Monde a obtenu une copie, le ministère de l'immigration demande aux employeurs d'étudier "avec une particulière diligence" les dossiers qu'ils porteront eux-mêmes.
Auteur de l'amendement qui a introduit la régularisation par le travail dans la loi sur l'immigration du 20 novembre 2007, le député (UMP) Frédéric Lefebvre a veillé "à ce que les entreprises soient au centre" des démarches qui seront entreprises.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-996908,0.html
Publié par Asulon à 20:36:44 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
S'efforçant d'atteindre l'objectif de 25 000 reconduites "effectives" à la frontière, l'administration multiplie les acrobaties comptables, en incluant dans ses chiffres tous les types de retours, qu'ils soient forcés ou non, et juridiques pour interpeller des sans-papiers.
Le 7 décembre 2007, la cour d'appel de Rennes a annulé, révèle le site d'information en ligne Rue89, l'interpellation d'un Soudanais en situation irrégulière. Il avait fait l'objet d'un contrôle d'identité au motif qu''il traversait en dehors d'un passage clouté. La cour estimait qu'"il ne résultait pas de la procédure que les policiers avaient des raisons plausibles de soupçonner que l'intéressé avait commis une infraction". Elle s'interrogeait aussi, au vu d'autres procès-verbaux d'interpellation rédigés "en des termes rigoureusement identiques", sur une pratique de "copié-collé".
Publié par Asulon à 03:36:33 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Curieuse scène, place du Capitole à Toulouse. A l'écart de l'animation des chalets en bois du village de Noël qui ont envahi la place centrale de la ville, une vingtaine de personnes se sont réunies en cercle, mardi 25 décembre. Une heure durant, de 18 h 30 à 19 h 30. Sans un mot. "Pour dénoncer l'enfermement dans des centres de rétention des personnes étrangères en situation irrégulière", peut-on lire sur deux panneaux couverts de photos. Ce tract, signé des Frères franciscains de Toulouse, se termine par une invitation à "toutes les personnes de bonne volonté à nous rejoindre dans le silence". Les trois derniers mots sont soulignés.
"Notre assistance était un peu maigrelette", reconnaît le Frère Alain Richard, 83 ans, doyen des franciscains toulousains, qui ne paraît toutefois pas découragé. "C'était émouvant. Nous avons vu des gens s'arrêter, déposer leurs paquets et demander s'ils pouvaient faire quelque chose", raconte l'initiateur de ces "cercles de silence", portant la barbe et des habits civils. Depuis le mois d'octobre, les quatorze moines franciscains, qui ne vivent pas cloîtrés mais partagent un bâtiment moderne du quartier Saint-Cyprien, ont décidé de se retrouver mensuellement sur la place du Capitole, le dernier mardi de chaque mois, pour protester à leur manière contre les conditions de détention au centre de rétention de Cornebarrieu. "Beaucoup de gens ignorent l'existence même de ce centre", constate le Frère Alain, qui mise sur les photos exposées pour faire prendre conscience de l'univers carcéral de ce bâtiment neuf, inauguré en juillet 2006 aux bords des pistes de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. "Quand les gens voient ces photos, ils demandent souvent dans quel pays elles ont été prises. On leur dit que cela se passe à seulement une dizaine de kilomètres d'ici." Le vieux moine est allé lui-même faire de nouveaux clichés sur place, le 30 janvier dernier, pour les publier quelques heures plus tard sur le site Internet de la communauté (www.franciscainstoulouse.fr). Par la grâce des nouvelles technologies, le cercle de silence s'élargit et l'action mensuelle des Frères toulousains, qui comptent six jeunes étudiants dans leurs rangs, devient permanente.
Publié par Asulon à 18:50:58 dans France actualités | Commentaires (1) | Permaliens
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