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DAKAR (AFP) - Le président sénégalais Abdoulaye Wade, dont le pays a une très ancienne tradition d'émigration, a profité de l'élection historique de Barak Obama aux Etats-Unis pour critiquer la France, accusée de vouloir "fermer la porte de l'Europe et de la France aux Noirs".
Le chef de l'Etat s'en est une nouvelle fois pris au Pacte européen pour l'immigration et l'asile, formellement adopté le 16 octobre, et qui durcit la politique migratoire de l'Europe en pleine crise financière mondiale et avant une éventuelle récession économique.
"Au moment où les Etats-Unis réussissent (l') exploit" d'élire pour la première fois un Noir à la présidence, "la France en est encore à fermer la porte de l'Europe et de la France aux Noirs", a-t-il indiqué mercredi soir, selon des propos rapportés jeudi par les médias sénégalais.
"En réalité, c'est cela, les accords de l'immigration qui s'étendent maintenant à l'Europe", a-t-il expliqué devant plusieurs responsables, dont le Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré.
"On a fait ça pour qui ? On a fait ça pour fermer la porte aux Noirs, sauf aux cadres, aux ingénieurs, aux médecins, les gens dont ils ont besoin et là le racisme disparaît. Je pense qu'ils ont tort, les Français devraient réfléchir", a lancé le président sénégalais, âgé de 84 ans et marié à une Française.
L'adoption de ce pacte sur l'immigration était une priorité pour la présidence française de l'UE.
"Leur système (d'immigration choisie), ils l'ont amené au niveau de l'Europe. Ousmane Ngom (ancien ministre sénégalais de l'Intérieur) en sait quelque chose", a poursuivi le chef de l'Etat.
http://afp.google.com/article/ALeqM5jntTVQQOKXNkJN76J0z3HPqVPKjg
Publié par Asulon à 22:51:27 dans AFRIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
« Hortefeux l'Africain » Par Christel de TADDEO, envoyée spéciale à Libreville, Malabo, Cotonou - Le Journal du Dimanche
Cette semaine, Brice Hortefeux a mis le cap sur l'Afrique. Bénin, Gabon et Guinée équatoriale étaient au programme du ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. But de cette tournée sur le continent noir, expliquer la politique de
Avant de descendre de l'avion, il a épinglé la décoration au revers de sa veste. "Ce sont des petits détails qui montrent qu'on ne les prend pas pour des ploucs", murmure Brice Hortefeux, fier commandeur de l'Ordre national du Bénin. Le ministre français de l'Immigration termine sa tournée africaine à Cotonou, où on l'appelle "Excellence". "La dernière fois, on m'attendait à l'aéroport avec une banderole: 'Bienvenue à notre bienfaiteur!'" Il faut dire que, "chaque fois qu'il vient, il apporte des moments sucrés", dit Yayi Boni, le président béninois. Cette fois, c'est une aide de l'Agence française de développement pour l'électrification rurale, soit 7,8 millions d'euros. Plus 2,8 millions d'euros pour la santé. "La nation vous donne son coeur", déclame Boni, qui appelle désormais Hortefeux "mon compatriote". Il lui a commandé un passeport béninois. "Comme un trait d'union. »
Voici Hortefeux l'Africain. Il ne compte plus ses voyages sur le continent. Sa mission: expliquer les politiques française et européenne en matière d'immigration et chercher des soutiens avant la conférence ministérielle euro-africaine, qui se tiendra à Paris en novembre. Sa méthode: "Le contact personnel." Et la stratégie des dominos. Cinq chefs d'Etat ont déjà signé un accord sur la "gestion concertée des flux migratoires". D'autres devraient se rallier début octobre, quand Hortefeux visitera le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette semaine, outre le Bénin, le Gabon et
http://www.lejdd.fr/cmc//international/200838/hortefeux-l-africain-_150501.html
Publié par Asulon à 22:08:53 dans AFRIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Les Etats du Maghreb contribuent activement à l'édification de la « Citadelle-Europe », dont les contours austères ont été ébauchés par le « Pacte européen pour l'immigration et le droit d'asile », adopté à Cannes le 7 juillet dernier par les ministres de l'Intérieur et de
Le 2 juillet 2008, pendant qu'en Europe les polémiques sur ce « pacte » faisaient rage, le Journal officiel de
La porte d'entrée de l'Europe est bien gardée.
Cette loi du 25 juin 2008 autorise les services consulaires et les services de sécurité à prendre les empreintes digitales des ressortissants étrangers et à les photographier, de même qu'elle les autorise à mémoriser ces empreintes et photographies et à les utiliser (article 15). Elle crée des « centres d'attente, destinés à l'hébergement des ressortissants étrangers en situation irrégulière, en attendant leur reconduite aux frontières ou leur transfert dans leurs pays d'origine » (article 37). Les étrangers détenus dans ces centres peuvent y être gardés pendant une période de 30 jours renouvelable.
Publié par Asulon à 21:47:52 dans AFRIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
Après la polémique, l'épreuve des faits. Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, vient de se rendre au Cameroun pour préparer l'entrée en vigueur des tests ADN facultatifs proposés aux candidats au regroupement familial. Le président camerounais, Paul Biya, a accepté que son pays soit un des neuf à douze États des trois continents où
«Je crois que nous sommes d'accord pour l'essentiel, a déclaré Paul Biya. Je pense qu'il n'est pas bon que nos jeunes partent à l'aventure dans des conditions qui ne peuvent mener qu'à l'échec. Il faut décourager ces tentatives.» Dans ce pays d'Afrique centrale de 16 à 18 millions d'habitants - dont 40 % de moins de 15 ans -, la population souffre de la hausse des prix des denrées alimentaires. Les jeunes diplômés peinent à trouver du travail. Et, selon le Quai d'Orsay, 70 % des actes d'état civil soumis aux consulats français de Yaoundé et de Douala à l'appui de demandes de regroupement familial sont des faux. Une partie des agents camerounais chargés de délivrer ces documents ne sont plus payés depuis dix ans. Confrontés à la même fraude documentaire, six autres pays européens représentés à Yaoundé - Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Espagne, Grande-Bretagne - proposent depuis plusieurs années des tests ADN aux Camerounais qui sollicitent un regroupement familial.
Publié par Asulon à 18:57:53 dans AFRIQUE | Commentaires (1) | Permaliens
Le président sud-africain appelle au calme après les violences contre les immigrés qui ont fait au moins 22 morts.
Thabo Mbeki appelle au calme. Mardi, le président sud-africain, confronté à la multiplication des attaques xénophobes dans les quartiers pauvres de Johannesburg, la capitale du pays, a demandé à ses compatriotes de respecter la dignité des étrangers.
«Les citoyens d'autres pays d'Afrique et au-delà sont des êtres humains comme nous et méritent d'être traités avec respect et dignité», a déclaré le chef de l'Etat. Thabo Mbeki a souligné que l'Afrique du Sud était liée aux autres pays africains et n'était «pas une île séparée du continent». Il a promis que la police irait «aux sources de l'anarchie» et réagirait «avec les moyens appropriés» contre les auteurs des violences.
Le bilan des heurts contre les étrangers est d'au moins 22 morts. Par ailleurs, 13.000 personnes ont du quitter leurs foyers pour trouver refuge dans des églises et des centres sociaux, a annoncé l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les organisations humanitaires vont d'ailleurs distribuer mercredi des kits d'urgence contenant vêtements et produits d'hygiène aux déplacés.
Publié par Asulon à 18:56:35 dans AFRIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
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