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« Le Conseil de l'Europe conteste les listes noires de l'ONU et de l'UE »
Depuis deux ans, des tribunaux ont commencé à annuler certaines inscriptions d'entités ou de personnes tenues pour "terroristes" sur les listes noires de l'Union européenne (UE). L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, basée à Strasbourg, s'en félicite : elle affirme que les listes noires du Conseil de sécurité des Nations unies et de l'UE ne respectent pas les droits fondamentaux, dans une résolution adoptée mercredi 23 janvier. Elle demande que les Etats membres du Conseil de l'Europe utilisent leur influence au sein de l'UE et de l'ONU pour améliorer leurs procédures de sanction, comme c'est le cas lors d'une inscription sur des listes noires. Elle suit ainsi son rapporteur, le Suisse Dick Marty, auteur de deux documents explosifs sur les restitutions extraordinaires et les prisons secrètes de
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-1002621@51-1002726,0.html
Publié par Asulon à 17:49:25 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
John May, démographe Afrique de
D'origine belge, John May est "le" démographe Afrique de
La population continue de croître très rapidement en Afrique subsaharienne, alors qu'elle est en voie de stabilisation partout ailleurs dans le monde. Existe-t-il une exception africaine ?
John May : L'Afrique est un continent qui n'a pas encore véritablement entamé la dernière partie de sa transition démographique : la baisse de la fécondité - le nombre d'enfants par femme - n'a pas encore eu lieu. D'où cette croissance démographique forte qui va se poursuivre au cours du XXIe siècle. Aujourd'hui, l'Afrique subsaharienne, c'est 12 % de la population mondiale. Au milieu du siècle, elle représentera 19 %, soit près de 2 milliards d'habitants, contre 760 millions aujourd'hui.
Jean-Pierre Guengant : Les évolutions démographiques en Afrique sont décalées par rapport au reste du monde. Historiquement, on a parlé de deux chocs majeurs pour le Continent noir : l'esclavage et la colonisation. Ils expliquent qu'entre 1 500 et 1 900, grosso modo, la population de l'Afrique n'a pratiquement pas augmenté. Certains auteurs estiment même qu'elle a diminué, alors que la population mondiale était multipliée par 3,5 et celle de
Publié par Asulon à 19:12:37 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
L'arrivée des travaillistes au pouvoir à Canberra est en train de ranimer le débat sur le sort des autochtones en Australie. Le gouvernement du nouveau premier ministre Kevin Rudd, vainqueur des élections législatives du 24 novembre, devrait présenter prochainement ses excuses aux Aborigènes pour les torts infligés à leur communauté, et plus précisément pour la "génération volée", ces enfants autochtones enlevés de force à leurs parents et confiés à des institutions ou à des familles blanches.
En 1997, le rapport "Bringing them home" ("Les ramener à la maison") avait dévoilé l'ampleur de cette politique qui avait concerné entre 20 000 et 100 000 enfants, selon les estimations, jusque dans les années 1970. Avec ces excuses nationales, dix ans après la publication du rapport, le pays franchirait une étape essentielle dans le processus dit de "réconciliation".
Pour mettre au point la déclaration finale, prévue pour 2008, Jenny Macklin, ministre des affaires indigènes, a ouvert il y a quelques jours des consultations auprès des représentants de la communauté aborigène. Elle devra prêter une attention particulière aux termes utilisés. Car les autochtones escomptent que le gouvernement emploie le terme "sorry", qu'il s'excuse donc bel et bien.
John Howard, l'ex-premier ministre libéral au pouvoir entre 1996 et novembre 2007, s'était en effet contenté de "regretter" la politique des enfants volés. L'expression avait été interprétée comme un déni par beaucoup d'Aborigènes. "Il regrettait, mais n'acceptait pas la responsabilité des Australiens dans les actes commis", analyse Robert Manne, professeur de sciences politiques à l'université
Publié par Asulon à 19:11:40 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
Sur son passeport soudanais, il était écrit qu'il pouvait voyager dans tous les pays du monde, à l'exception d'Israël. C'est pourtant à Eilat, cité balnéaire israélienne du bord de la mer Rouge, qu'a pris fin le long et périlleux voyage de Nour El-Din. Il porte sur les mollets de profondes éraflures laissées par trois jours de course folle à travers le Sinaï égyptien et le passage des barbelés à la frontière. Et des cicatrices plus anciennes, de la guerre du Darfour.
Depuis deux mois, ce Soudanais de 24 ans est employé par l'Hôtel Royal Beach. Balai à la main, engoncé dans son tablier, il scrute les montagnes rocailleuses penchées sur la mer. "Mes montagnes, au Darfour, étaient douces et vertes, souffle-t-il. Je ne supportais plus la guerre, mais j'aimais mon pays. Quelle ironie, voilà que je vis dans le seul endroit de la terre qui m'était interdit ! Que Dieu me pardonne, car le Soudan ne me le pardonnera jamais."
Publié par Asulon à 19:01:13 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
Il est 17 h 45, la fanfare entonne What a Wonderful World, de Louis Armstrong, et la salle des fêtes de la mairie de Leichhardt, dans la banlieue de Sydney, se remplit petit à petit. Il fait bon, les pales des ventilateurs tournent au plafond, les petits gâteaux attendent sur une nappe en papier au fond, tout le monde est de bonne humeur. Les invités arrivent en famille ou entourés d'amis, en talons aiguilles ou en tongs, avec ou sans poussette, un peu émus ou rayonnants de satisfaction. C'est un grand jour pour madame le maire, Carolyn Allen, qui émerge, parée d'une toge noire bordée d'hermine : "C'est ma première cérémonie de naturalisation", prévient-elle.
Mme Allen n'a pas à s'inquiéter. La soixantaine de nouveaux citoyens qui vont prêter serment devant elle ont adopté le mode de vie local et sa décontraction bien avant de prendre la nationalité australienne. A chacun a été distribuée, à l'entrée, une enveloppe avec un petit drapeau, les deux formules du serment d'allégeance - au choix, "devant Dieu" ou à la nation - et le texte de l'hymne national, que l'on chantera en choeur à la fin. Après le discours très positif de Mme Allen - qui se félicite de l'arrivée d'un gendre libano-australien dans sa propre famille -, chaque nouveau citoyen se voit remettre un superbe certificat de nationalité par le maire et pose pour une photo, certificat en main.
Publié par Asulon à 21:50:20 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
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