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DAKAR, 3 oct 2007 (AFP) - Le projet de loi français introduisant des tests ADN pour les candidats étrangers au regroupement familial a suscité une série de réprobations en Afrique francophone, où beaucoup considèrent qu'il pose des problèmes à la fois pratiques et moraux.
Le président de
M.
Son compatriote Mamadou Samaké, sociologue, a estimé mercredi que "cette affaire d'ADN n'est pas saine".
"Imaginez que dans nos pays où la polygamie existe, on se mette à faire des tests ADN. Ce serait la catastrophe. Des familles seraient brisées. Ensuite, l'ADN dans les cas d'adoption d'enfants (fréquents en Afrique) ne servirait à rien", relève-t-il.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade, premier chef d'Etat étranger à avoir pris officiellement position sur le sujet, s'était déclaré lundi fermement opposé à cette mesure contenue dans le projet de loi sur l'immigration qui était examiné mercredi par les sénateurs français.
"Ce n'est pas respecter la liberté de l'Homme que de vouloir faire des pratiques pareilles", avait jugé M. Wade lors d'une conférence de presse, qualifiant le projet de loi de "grave erreur".
Pour le secrétaire général du Mouvement burkinabè des droits de l'Homme et des peuples, Chrysogone Zougmoré, le projet de loi est "insensé" car il "viole les droits de la famille".
"On ne peut pas parler d'une telle loi à l'ère où l'on parle de la mondialisation, d'ouverture et d'échanges entre les peuples", assure-t-il.
Amina Bouayach, présidente de l'Organisation marocaine des droits humains (OMDH, indépendante) estime pour sa part que cette loi pourrait "déclencher tout un processus de lois et de mécanismes concernant d'autres sujets comme l'adoption, les droits des enfants ou la libre circulation des personnes". Or, dit-elle, "les liens familiaux ne peuvent être limités à des liens de sang".
Le quotidien Aujourd'hui Le Maroc a qualifié mercredi ces tests de "porte-malheur pour (le président français) Nicolas Sarkozy", rappelant les nombreuses oppositions à l'étranger comme en France.
En Algérie, pays qui n'est pas concerné par ces tests, le journal l'Expression a évoqué "l'absurdité" de la politique d'immigration en France, qui va "jusqu'à demander des tests ADN aux simples demandeurs de visas touristiques (pour les pays du tiers-monde bien sûr) et instaurant des quotas annuels d'expulsions".
Le quotidien relève cependant qu'"il n'y a pas que
Publié par Asulon à 18:30:24 dans AFRIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
PARIS, 2 oct 2007 (AFP) -
Publié par Asulon à 20:42:24 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Point commun entre les deux projets? «On assiste à une reprise en main de la droite en général et du gouvernement en particulier dans le domaine de la production de recherche sur les questions d'immigration, d'intégration, de mémoire et d'histoire de la colonisation, analyse Patrick Simon. Le gouvernement fonde les décisions qu'il prend sur des diagnostics, et il est important pour lui que ces diagnostics soient partagés par la communauté scientifique.»Or, en matière d'immigration notamment, les chercheurs contestent certains diagnostics gouvernementaux, comme le fait que
http://www.liberation.fr//actualite/societe/281996.FR.php?utk=01dbaf6f
Publié par Asulon à 20:41:21 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
PARIS, 2 oct 2007 (AFP) - "A l'occasion de l'examen en première lecture au Sénat du projet de loi relatif à la maîtrise de l'immigration,
Elle demande aux sénateurs d'entériner aussi "l'introduction du concept de présomption d'intégration des migrants", "le refus du comptage ethnique", "le maintien à un mois de délai de recours en matière de droit d'asile" qui est passé à quinze jours dans le projet de loi.
D'une manière générale,
Publié par Asulon à 20:40:10 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
PARIS, 1 oct 2007 (AFP) - Amnesty international France (AIF) et Médecins du monde (MDM) ont demandé lundi aux sénateurs de rejeter certains points du projet de loi sur l'immigration, notamment ceux sur l'ADN, la réduction du délai de recours devant l'Ofpra et l'interdiction des sans-papiers dans les hébergements d'urgence.
Dans un communiqué, AIF demande principalement aux sénateurs, qui examinent le projet de loi à partir de mardi, de "rejeter" deux dispositions qui "présentent des risques sérieux pour la protection des droits humains".
La première concerne "la réduction de un mois à 15 jours du délai de recours devant
La seconde instaure un dispositif permettant de recourir à un test ADN afin de prouver le lien de filiation dans le cadre d'une procédure de regroupement familial. S'il est adopté, l'amendement "risque de conduire les services consulaires à mettre systématiquement le doute sur l'authenticité des documents présentés et à considérer l'absence d'une telle demande comme la reconnaissance implicite d'une demande frauduleuse
Publié par Asulon à 20:38:38 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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