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ASULON EUROPE

1ère association européenne des professionnels de l'asile et de l'immigration

Afrique du Sud : Emeutes anti-immigrés ! | 22 mai 2008

Des foules déchaînées ont investi au cours du week-end les quartiers pauvres de Johannesbourg, s'en prenant aux étrangers au cours d'une vague de violences qui a fait 22 morts selon un nouveau bilan fourni aujourd'hui par la police.

Les violences avaient commencé dans la semaine dans l'immense township d'Alexandra. Les habitants y ont accusé les immigrés, principalement des Zimbabwéens ayant fui l'effondrement économique de leur propre pays, de leur voler les rares emplois et logements disponibles dans l'immense métropole sud-africaine.

La situation la pire a été enregistrée, selon la police, dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier de Cleveland, dans le centre de la ville, où vivent nombre de migrants. Deux des victimes ont été brûlées vives, trois autres frappées à mort. Plus de 50 ont été hospitalisées, blessées par balles ou à l'arme blanche.

Johannesbourg, capitale économique du pays, attire des centaines de milliers d'immigrés, dont de nombreux clandestins, mais aussi d'autres installés depuis plus de dix ans et possédant des documents d'identité sud-africains. Les violences contre les étrangers sont sporadiques depuis des mois, dirigées principalement contre les boutiques tenues par les Somaliens, accusés de concurrence déloyale

Publié par Asulon à 18:55:20 dans AFRIQUE | Commentaires (0) |

« L'ambassadeur du Mali juge "légitime" la revendication de régularisation » | 22 mai 2008

 

Depuis le 15 avril, près de 1 000 travailleurs sans papiers se sont mis en grève en Ile-de-France pour réclamer leur régularisation. Selon la CGT, qui soutient leur action, 70 % d'entre eux sont maliens. Dans un entretien au Monde, Mohamed Salia Sokona, ambassadeur du Mali à Paris, demande à la France d'être "humaine" dans le traitement des dossiers de ses ressortissants.

Comment percevez-vous le mouvement des travailleurs sans papiers ?

Je ne peux pas rester indifférent face à une telle situation. Il y a des gens qui ont du travail et qui veulent sortir de cette situation inconfortable. Nous sommes très solidaires de leur revendication légitime, qui est la régularisation. Nous ne demandons pas l'impossible.

Le gouvernement français s'est dit prêt à régulariser "au cas par cas". Le regrettez-vous ?

L'essentiel pour nous, c'est que le gouvernement français puisse examiner les dossiers avec un côté humanitaire : c'est quelque chose qu'on pourrait saluer.

 

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/05/21/l-ambassadeur-du-mali-juge-legitime-la-revendication-de-regularisation_1047710_0.html

Publié par Asulon à 18:54:01 dans France actualités | Commentaires (0) |

« Roms : la Commission rappelle M. Berlusconi à ses devoirs » | 22 mai 2008

Des baraques insalubres, sans eau ni électricité, mal protégées de la pluie : Viktoria Mohacsi a visité ces derniers jours trois camps tziganes à Naples et deux à Rome. Cette eurodéputée hongroise, une des deux députés d'origine rom du Parlement européen, témoignait mardi 20 mai à Strasbourg du sort fait en Italie à une communauté dont elle est issue. "Je n'ai jamais vu une situation pareille dans aucun des pays où je suis allée", a expliqué la jeune élue libérale. "La chose la plus terrible, c'est que ces gens sont maintenus dans l'illégalité. Des milliers de personnes qui ont fui depuis des années les guerres en ex-Yougoslavie sont là, apatrides, sans aucune perspective d'intégration."

Mme Mohacsi voulait alerter l'opinion, avant que le président du conseil italien, Silvio Berlusconi, ne présente mercredi à Naples un train de mesures contre l'immigration clandestine, après une campagne électorale où les Tziganes ont été accusés de toutes les dérives criminelles. Les dirigeants italiens, qui ont évoqué la possibilité de généraliser les expulsions, ont suscité des inquiétudes au sein de l'UE. En Espagne, la vice-présidente du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega, a déclaré dimanche ne pas "partager la politique d'expulsions sans respect de la loi et des droits humains" envisagée par l'Italie. A Bruxelles, la Commission a demandé à Rome de notifier au plus vite les détails de son dispositif. "La lutte contre la criminalité doit se faire dans le clair respect de l'Etat de droit", a mis en garde le commissaire en charge des Affaires sociales, Vladimir Spidla, dans une déclaration préparée avec son collègue Jacques Barrot (affaires judiciaires).

 

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/05/21/roms-la-commission-rappelle-m-berlusconi-a-ses-devoirs_1047688_0.html

Publié par Asulon à 18:53:00 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) |

« Le Conseil d'Etat annule en partie la circulaire sur les Roumains et Bulgares » | 20 mai 2008

 

Saisi de recours déposés par la Ligue des droits de l'homme, la Cimade, le Gisti d'une part, et SOS-Racisme d'autre part, le Conseil d'Etat a pour partie annulé, lundi 19 mai, la circulaire sur les "modalités d'admission au séjour et d'éloignement des Roumains et des Bulgares", qu'avait adressé aux préfets le 22 décembre 2006 le ministre de l'intérieur d'alors, Nicolas Sarkozy, à la veille de l'entrée dans l'Union européenne de ces ressortissants. Les associations avaient saisi le Conseil d'Etat car elles estimaient que ce texte "niait le droit à la libre circulation" de ces nouveaux entrants dans l'Union et qu'il était à ce titre discriminatoire à leur égard. Or, dans sa décision, le Conseil d'Etat rappelle en substance que, bien que soumis à des dispositions particulières en matière de travail, les Roumains et les Bulgares n'en sont pas moins des citoyens européens à part entière, bénéficiant comme tout autre de la liberté de circulation.

Le ministre de l'intérieur ne pouvait dès lors, a jugé le Conseil d'Etat, opposer aucune condition à leur court séjour (moins de trois mois) qui entrave leur droit à circuler, en invoquant "une charge déraisonnable pour le système d'assurance sociale français".

Le droit de circuler et de séjourner librement plus de trois mois en France comme dans tout autre Etat membre est, lui, soumis à des conditions : le citoyen européen ne doit notamment pas constituer une menace pour l'ordre public et doit disposer de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assurance sociale, ainsi que d'une assurance-maladie.

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/05/20/le-conseil-d-etat-annule-en-partie-la-circulaire-sur-les-roumains-et-bulgares_1047262_3224.html#ens_id=1047357

Publié par Asulon à 18:29:50 dans France actualités | Commentaires (0) |

ALERTE de la part de Commission nationale de déontologie de la sécurité ! | 19 mai 2008

 

Appel à la fermeture du centre de rétention de Pamandazi « indigne de la République » selon la Commission nationale de déontologie de la sécurité

 

La Commission nationale de déontologie de la sécurité, saisie par le député Etienne Pinte (UMP) et la sénatrice Nicole Borvo (PC), s'est rendue à Mayotte pour enquêter sur le naufrage, le 4 décembre 2007, d'une barque chargée d'Anjouanais qui avait heurté une vedette de la police aux frontières, faisant deux morts, dont un enfant, et huit disparus.

 

L'avis de la CNDS, rendu le 14 avril 2008 conclut notamment : « Sans se prononcer sur les causes du naufrage, la Commission demande qu'il soit impérativement mis fin, conformément à la réglementation internationale en vigueur, à la pratique de la navigation en dérive feux éteints lors des opérations de recherche en mer des clandestins. Elle recommande instamment de ne plus recourir à des méthodes, qui aboutissent à la mise en danger d'êtres humains, notamment de femmes et d'enfants, dans des conditions susceptibles de caractériser le délit d'homicide involontaire. »

Et concernant le centre de rétention, la Commission estime « que le centre de rétention administrative de Mayotte est indigne de la République [...] Elle rappelle que la capacité théorique [de 60 places] doit être respectée. [...] Les conditions de vie au centre de rétention administrative de Mayotte portent gravement atteinte à la dignité des mineurs retenus ». La Commission demande que « les mineurs ne soient plus placés en rétention dans l'actuel centre de rétention administrative de Mayotte ».

 

Lire la suite : http://www.gisti.org/spip.php?article1139

Publié par Asulon à 19:05:22 dans France actualités | Commentaires (0) |

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