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DUEZ, Denis, « L'Union européenne et l'immigration clandestine. De la sécurité intérieure à la construction de la communauté politique »,Editions de l'Université de Bruxelles, Collection Etudes européennes, 2008, 288 pages.
La lutte contre l'immigration clandestine est aujourd'hui l'une des priorités de l'Union européenne. Volet essentiel d'un projet communautaire de sécurité intérieure, le combat contre les illégaux n'en soulève pas moins d'épineuses questions. La lutte contre l'immigration illégale semble tout d'abord chimérique tant les objectifs fixés excèdent les moyens techniques, humains et financiers disponibles. Ensuite, en rendant le passage vers l'Europe de plus en plus compliqué et dangereux, cette politique provoque indirectement la mort de centaines de migrants chaque année. Elle favorise enfin le déploiement des filières criminelles de trafic et de traite des êtres humains. En bref, loin d'œuvrer à la légitimation de l'Union auprès de ses citoyens par le biais du renforcement de leur sécurité, la politique en matière d'immigration irrégulière risque d'avoir des effets contraires en jetant le doute tout à la fois sur l'efficacité des politiques européennes et sur les valeurs qui les sous-tendent. Pourquoi un projet mené au nom des principes de liberté, de sécurité et de justice ne se voit-il pas davantage remis en cause alors qu'il conduit surtout à une détérioration de la sécurité des migrants ? C'est à cette interrogation que le présent ouvrage entend donner des éléments de réponse, en partant de l'idée que la politique de lutte contre l'immigration clandestine ne peut être réduite à ses objectifs affichés mais doit être resituée dans le cadre plus large du processus d'intégration européenne. En touchant au problème du contrôle des frontières extérieures de l'Union, la lutte contre l'immigration illégale pose en effet la question des frontières symboliques qui définissent les conditions de l'appartenance à un ordre politique déterminé. Elle active des mécanismes d'inclusion et d'exclusion sans lesquels un corps politique ne peut voir le jour et se maintenir. Dans cette perspective, si la stratégie de mise à l'écart des étrangers indésirables répond aux objectifs de contrôle et de sélection des ressortissants des pays tiers autorisés à accéder au territoire des Etats membres, elle participe également à la construction d'une figure inquiétante de l'Autre fondant l'identité européenne sur la peur des clandestins.
Table des matières disponible à l'adresse suivante :
http://www.editions-universite-bruxelles.be/ABWebBuilder.php?page=/
Publié par Asulon à 17:44:09 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) | Permaliens
Le projet que
À la prochaine présidence française de l'UE revient la responsabilité de l'impulsion «politique». À Bruxelles, celle de tracer des «repères» et des «principes». En présentant mardi deux communications visant à harmoniser la législation communautaire sur l'immigration et l'asile,
Tout comme Paris, Bruxelles souhaite appliquer la «tolérance zéro» face aux passeurs et responsables des filières d'immigration illégale. L'exécutif communautaire dissuade également les États membres de procéder à des régularisations massives. Et encore plus que Brice Hortefeux, Jacques Barrot entend promouvoir l'immigration légale. Le commissaire insiste sur «l'égalité de traitement» qui devrait être réservée aux migrants légaux. Il ne retient pas la proposition française visant à rendre «obligatoire» la signature d'un «contrat d'intégration», par lequel l'immigrant devrait notamment respecter les «valeurs» de son pays d'accueil. Au risque d'empiéter sur la chasse gardée des États membres, Bruxelles suggère de dresser des «profils d'immigration» communs aux 27. Enfin,
Publié par Asulon à 17:45:47 dans Présidence Française de l'UE | Commentaires (0) | Permaliens
Haut Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) a dû s'occuper en 2007 de 25,1 millions de personnes réfugiées à l'étranger ou déplacées à l'intérieur de leur pays, un chiffre "sans précédent", selon un rapport de l'agence onusienne paru mardi 17 juin. Après une baisse de 2001 à 2005, le nombre de personnes prises en charge par le HCR est en augmentation pour la deuxième année consécutive, principalement en raison de "la situation instable en Irak", où le nombre de personnes déplacées dans leurs frontières est passé de 1,8 million à 2,4 millions en un an.
Cette augmentation globale est "un sujet de préoccupation", a déclaré dans un communiqué le haut-commissaire pour les réfugiés de l'ONU, Antonio Guterres. Selon l'ex-premier ministre portugais, "un mélange complexe de défis mondiaux" pourrait "engendrer un risque accru de déplacements forcés à l'avenir". Parmi ces défis, M. Guterres mentionne "la dégradation de l'environnement liée au climat, qui renforce la compétition pour des ressources rares", ainsi que "la très forte hausse des prix qui frappe avec une dureté particulière les pauvres et qui est source d'instabilité".
Le HCR, qui emploie plus de 6 300 personnes dans 110 pays, opère une distinction entre les "réfugiés", contraints de quitter leur pays pour échapper à un conflit ou des persécutions, et les "déplacés internes", chassés de leurs foyers par des violences ou des catastrophes naturelles, mais qui résident toujours dans leur pays d'origine.
Publié par Asulon à 17:42:43 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
Jusqu'à la fin de
Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite "directive retour". Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu'il durcit de manière drastique les conditions de détention et d'expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.
Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.
http://www.collectifdu29mai.org/Directive-de-la-honte-lettre-d-Evo.html
Publié par Asulon à 20:43:06 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
L'Humour de M. HORTEFEUX est très discutable : après les rencontres de Nuremberg, voilà
Une conférence européenne sur l'intégration se tiendra à Vichy (Allier) les 3 et 4 novembre, dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne, a annoncé jeudi le ministre de l'Immigration et de l'Intégration, Brice Hortefeux.
Quelque 200 participants, dont les ministres allemands et belges de l'Intérieur, sont attendus dans la cité thermale, a indiqué le ministre, lors d'un point presse à la mairie de Vichy.
Cette conférence sur l'intégration sera la troisième sur ce thème, après celles organisées à Groningue (Pays-Bas) en 2004 et à Potsdam (Allemagne) en
"Sur le fond, il ne s'agira pas d'imposer un modèle français de l'intégration puisque la politique d'intégration menée par
"Ce sera l'occasion d'échanger des expériences entre pays européens sur la langue, la famille, l'école, l'accès à l'emploi, le logement, des thèmes qui conditionnent l'intégration", a expliqué le ministre.
La conférence sera également consacrée aux "valeurs européennes communes qui pourront être retenues à l'échelon européen comme valeurs d'intégration", a poursuivi M. Hortefeux, conseiller régional d'Auvergne.
Le maire (UMP) de Vichy Claude Malhuret s'est félicité du choix de la cité thermale et a souligné "l'importance que revêt à titre symbolique" la tenue de cette conférence dans sa ville.
"Depuis 63 ans, c'est-à-dire depuis 1945, aucune conférence internationale, aucune conférence importante ne s'est jamais tenue à Vichy", a-t-il souligné. Il a évoqué "le combat" des Vichyssois pour que "l'opprobe de cette période ne concerne pas la ville de Vichy mais l'Etat français".
Publié par Asulon à 18:36:30 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) | Permaliens
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