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ASULON EUROPE

1ère association européenne des professionnels de l'asile et de l'immigration

Une triste réalité ! « Les sans-papiers, un nouveau marché » | 29 septembre 2008

Derrière les modifications apportées par Hortefeux aux conditions de la rétention administrative, se profile une mise au pas des associations et une «concurrence libérale déplacée» dénoncée par la Cimade.

 

«Une atteinte majeure aux droits des étrangers et au rôle des associations.» Les dirigeants de la Cimade, seule association habilitée à accompagner les étrangers dans les différents centres de rétention administratives (CRA) depuis 1984, ne décolèrent pas. Et pour cause. Malgré deux entrevues place Beauvau les 22 et 24 septembre, ils n'ont pas réussi à convaincre Brice Hortefeux, le ministre de l'Immigration, de revenir sur sa décision : la Cimade n'aura plus le monopole des centres de rétention administrative.

Tout a commencé cet été. Première surprise, le 22 août, un décret réforme le dispositif d'aide aux étrangers en situation illégale placés dans les centres et les locaux de rétention administratifs (LRA). Il introduit la possibilité qu'«une ou plusieurs personnes morales» y exercent des missions d'information et d'aide.

Deuxième surprise, quelques jours plus tard : le 28 août est publié un l'appel d'offres relatif au marché public de la mission d'«information, en vue de l'exercice de leurs droits, des étrangers maintenus dans les centres de rétention administrative». «C'est un coup porté à la Cimade », déplore son secrétaire général Laurent Giovannoni.

 

http://www.marianne2.fr/Les-sans-papiers,-un-nouveau-marche_a91562.html?PHPSESSID=f4669f241243240b806fa35e9ba7b355

 

Publié par Asulon à 18:56:26 dans France actualités | Commentaires (0) |

LA CIMADE écartée par le Gouvernement ... Pourquoi ? | 24 septembre 2008

 

« Rétention administrative : un décret qui réduit les droits des migrants et met en cause le rôle des associations »

 

Par un décret du 23 août 2008 et la publication le 28 de l'appel d'offre relatif au marché public de la mission d'«information, en vue de l'exercice de leurs droits, des étrangers maintenus dans les centres de rétention administrative», le ministère de l'Immigration vient de modifier profondément les conditions d'exercice des droits des étrangers en rétention administrative.

L'existence même d'une mission associative d'aide juridique en rétention, menée par la Cimade depuis 1984, est mise en cause. Le gouvernement poursuit une logique d'enfermement et de réduction des droits des migrants, de plus en plus traités comme des indésirables, il impose le silence à ceux qui les défendent et prive d'informations les citoyens qui pourraient s'en indigner.

Avant d'envisager les réactions nécessaires avec ses partenaires, la Cimade attire l'attention et souhaite que chacun prenne conscience de la gravité pour les étrangers comme pour l'ensemble des citoyens de ces orientations plus qu'inquiétantes.

 

http://www.cimade.org/nouvelles/1143-Retention-administrative---un-decret-qui-reduit-les-droits-des-migrants-et-met-en-cause-le-role-des-associations

Publié par Asulon à 17:58:57 dans France actualités | Commentaires (0) |

Combien le CIRQUE va-t-il encore durer ? | 22 septembre 2008

 

« Hortefeux l'Africain » Par Christel de TADDEO, envoyée spéciale à Libreville, Malabo, Cotonou - Le Journal du Dimanche

 

Cette semaine, Brice Hortefeux a mis le cap sur l'Afrique. Bénin, Gabon et Guinée équatoriale étaient au programme du ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. But de cette tournée sur le continent noir, expliquer la politique de la France en matière de flux migratoires, afin de préparer au mieux la prochaine conférence euro-africaine consacrée à ce brûlant sujet.

Avant de descendre de l'avion, il a épinglé la décoration au revers de sa veste. "Ce sont des petits détails qui montrent qu'on ne les prend pas pour des ploucs", murmure Brice Hortefeux, fier commandeur de l'Ordre national du Bénin. Le ministre français de l'Immigration termine sa tournée africaine à Cotonou, où on l'appelle "Excellence". "La dernière fois, on m'attendait à l'aéroport avec une banderole: 'Bienvenue à notre bienfaiteur!'" Il faut dire que, "chaque fois qu'il vient, il apporte des moments sucrés", dit Yayi Boni, le président béninois. Cette fois, c'est une aide de l'Agence française de développement pour l'électrification rurale, soit 7,8 millions d'euros. Plus 2,8 millions d'euros pour la santé. "La nation vous donne son coeur", déclame Boni, qui appelle désormais Hortefeux "mon compatriote". Il lui a commandé un passeport béninois. "Comme un trait d'union. »

Voici Hortefeux l'Africain. Il ne compte plus ses voyages sur le continent. Sa mission: expliquer les politiques française et européenne en matière d'immigration et chercher des soutiens avant la conférence ministérielle euro-africaine, qui se tiendra à Paris en novembre. Sa méthode: "Le contact personnel." Et la stratégie des dominos. Cinq chefs d'Etat ont déjà signé un accord sur la "gestion concertée des flux migratoires". D'autres devraient se rallier début octobre, quand Hortefeux visitera le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette semaine, outre le Bénin, le Gabon et la Guinée équatoriale sont au programme.

 

http://www.lejdd.fr/cmc//international/200838/hortefeux-l-africain-_150501.html

 

Publié par Asulon à 22:08:53 dans AFRIQUE | Commentaires (0) |

« Sombre avenir pour les immigrés africains en Algérie et en Libye » par Yassin Temlali, Alger | 22 septembre 2008

 

Les Etats du Maghreb contribuent activement à l'édification de la « Citadelle-Europe », dont les contours austères ont été ébauchés par le « Pacte européen pour l'immigration et le droit d'asile », adopté à Cannes le 7 juillet dernier par les ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'UE.

 

Le 2 juillet 2008, pendant qu'en Europe les polémiques sur ce « pacte » faisaient rage, le Journal officiel de la République algérienne publiait une loi (la loi du 25 juin 2008) durcissant les « conditions d'entrée, de circulation et de séjour des étrangers » en Algérie. Ce texte, qui a abrogé une ordonnance, bien plus libérale, datant du 22 juillet 1966, n'a pas pour unique objet la « lutte contre l'immigration illégale ». La limitation des flux migratoires (notamment ceux subsahariens) n'en paraît pas moins être le principal objectif.

La porte d'entrée de l'Europe est bien gardée.

Cette loi du 25 juin 2008 autorise les services consulaires et les services de sécurité à prendre les empreintes digitales des ressortissants étrangers et à les photographier, de même qu'elle les autorise à mémoriser ces empreintes et photographies et à les utiliser (article 15). Elle crée des « centres d'attente, destinés à l'hébergement des ressortissants étrangers en situation irrégulière, en attendant leur reconduite aux frontières ou leur transfert dans leurs pays d'origine » (article 37). Les étrangers détenus dans ces centres peuvent y être gardés pendant une période de 30 jours renouvelable.

 

http://www.lesafriques.com/actualite/sombre-avenir-pour-les-immigres-africains-en-algerie-et-en.html?Itemid=89?articleid=9418

Publié par Asulon à 21:47:52 dans AFRIQUE | Commentaires (0) |

« La politique migratoire de l'UE au banc des accusés à Madrid » | 16 septembre 2008

 

La "directive de la honte" a été la cible principale du 3e Forum social mondial des migrations (FSMM) qui s'est conclu, dimanche 14 septembre à Madrid, par une manifestation "pour un monde sans murs", rassemblant près de 5 000 personnes dans le centre de la capitale espagnole.

La directive récemment adoptée par l'Union européenne (UE) sur le retour des étrangers en situation irrégulière allonge à dix-huit mois la durée possible de rétention et interdit aux expulsés de revenir en Europe avant cinq ans. Elle constitue "une escalade dans la criminalisation des migrants", a estimé le rapporteur spécial des Nations unies pour les droits des migrants, le Mexicain Jorge Bustamante, en ouverture des trois jours de débats qui ont réuni plus de 2 000 délégués de 90 pays, à Rivas Vaciamadrid, dans la banlieue madrilène.

Aux yeux des participants à ces rencontres, qui sont une émanation du Forum social mondial lancé en 2001 à Porto Alegre (Brésil), la norme dite "retour" est un mur, au même titre que celui que les Etats-Unis érigent physiquement à la frontière mexicaine.

"Faire des immigrants les boucs émissaires de la crise économique est typique d'une mentalité raciste qui les considère indésirables mais nécessaires et qui préfère qu'ils soient vulnérables pour mieux les exploiter", a proclamé le Brésilien Luiz Baseggio, porte-parole du comité international du FSMM.

Exhortant l'Europe à "retrouver sa vocation à travailler à une intégration mondiale", la motion finale du Forum réclame le retrait de la directive, ainsi que la ratification par les pays européens de la Convention de l'ONU sur les droits des migrants. Ce texte a été adopté en 1990, mais aucun Etat de l'UE ne l'a encore signé. Parmi les revendications de la "déclaration de Rivas" figure aussi "la mise en place d'un mandat ou d'un instrument spécial au sein de l'ONU pour remplir les vides existants dans la protection des migrants".

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/09/15/la-politique-migratoire-de-l-ue-au-banc-des-accuses-a-madrid_1095299_3214.html#ens_id=1093704

Publié par Asulon à 09:22:09 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) |

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