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Avant d'intégrer le système scolaire, les enfants apprennent le catalan et les coutumes locales.
Assise entre un petit garçon originaire du Niger et un autre venu de Chine, Melany, une jolie Équatorienne de 9 ans, répète consciencieusement sa leçon en catalan. Depuis une semaine, avec 21 autres élèves âgés de 6 à 14 ans, elle se rend chaque matin à la aula de bienvenida («la classe de bienvenue») de Vic, une bourgade catalane de quarante mille habitants, où près de 23% de la population est d'origine étrangère. Situé en dehors de l'établissement scolaire principal, ce centre accueille les enfants immigrés récemment arrivés en Espagne, dans le cadre du regroupement familial.
Jusqu'ici, ces jeunes enfants ne parlant pas un mot de catalan étaient parachutés dans les écoles. Désormais, ils doivent passer entre quinze jours et deux mois dans des centres pour y apprendre la langue régionale ainsi que les us et coutumes locales. Ce projet, mis en place par la Generalitat, le gouvernement de Catalogne, dans le but d'améliorer l'intégration scolaire des immigrés, est loin de faire l'unanimité en Espagne. Certaines associations, telles que SOS racisme, lui reprochent de créer une ségrégation entre élèves autochtones et étrangers.
Publié par Asulon à 19:15:51 dans Espana-actualidades | Commentaires (0) | Permaliens
Il y a quelques semaines à peine, un week-end, 311 immigrés clandestins, originaires pour la plupart des pays de la région subsaharienne, ont été repêchés au large des îles Canaries alors qu'ils tentaient de gagner l'Europe, promesse d'une vie meilleure. Ceux-là ont eu de la chance : on ne compte plus les hommes, les femmes et les enfants qui ont perdu la vie au cours de leur voyage vers l'espoir. Ces scènes sont devenues monnaie courante, que ce soit au large des côtes espagnoles, italiennes ou maltaises.
Certains hommes politiques aimeraient faire croire qu'il est possible, en dernière analyse, de contrôler l'immigration clandestine en renforçant encore la sécurité autour de la "forteresse Europe". Je peux vous assurer qu'il s'agit d'un voeu pieux destiné à détourner l'attention du public choqué par les images de centaines d'Africains épuisés, à l'agonie, venant échouer sur les plages. Tout citoyen européen devrait se demander en quoi ces femmes et ces hommes sont tellement différents de nos ancêtres - qui ont quitté tout ce qui leur était si cher pour se lancer dans l'aventure d'une vie nouvelle et meilleure dans un autre pays, sur un autre continent.
La seule réaction intelligente et honnête face à cette immigration est d'instituer un dialogue réciproque avec les pays d'origine ou de transit, d'examiner les perspectives offertes par une coopération judiciaire renforcée et de fournir une meilleure aide au développement. L'ouverture, cette semaine, au Mali d'un centre pilote d'information et de gestion des migrations illustre concrètement la manière dont l'Europe et l'Afrique tentent, en partenariat, d'aider les immigrés de manière légale, équitable et digne, avantageuses pour toutes les parties concernées.
Publié par Asulon à 19:14:28 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) | Permaliens
S'adressant au pape, Nicolas Sarkozy affirmait que "c'est en pensant à la dignité de l'homme que nous affrontons la si délicate question de l'immigration, sujet immense qui demande générosité, respect de la dignité et en même temps prise de responsabilités". Il est temps de lever le voile sur la triste réalité que cachent ces belles paroles.
Depuis vingt-cinq ans, la Cimade porte le regard de la société civile au coeur des centres de rétention français. Cette association avait été approchée par le gouvernement dès la création en 1984 de l'enfermement administratif des étrangers, car son histoire était liée, plus que toute autre, à cette problématique. Au fil des ans, la Cimade s'est adaptée à une législation sans cesse modifiée par les gouvernements successifs, pour exercer tant bien que mal sa mission : la mise en oeuvre de l'exercice effectif du droit des étrangers enfermés.
Depuis 2003 avec l'instauration d'une politique chiffrée des expulsions, la Cimade a dû réagir. Le plus souvent dans l'indifférence générale, elle a tenté d'alerter l'opinion publique sur ce dont elle seule pouvait témoigner : la dégradation considérable de la situation des étrangers "retenus".
Mais aujourd'hui le rôle de cet organisme indépendant est menacé. En effet, cette mission répond à un marché public, qu'à l'occasion de son renouvellement, le gouvernement s'apprête à transformer en profondeur. Désormais, il n'y aura plus sur le territoire français un seul observateur à même de publier des rapports couvrant l'ensemble des sites de rétention, mais une multiplicité d'intervenants locaux.
Publié par Asulon à 16:46:49 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Le 8 septembre dernier, au petit matin, Brice Hortefeux était l'invité de France-Inter. A la question du journaliste sur la mise à l'écart de la Cimade des centres de rétention, du moins à la fin de son « monopole », le ministre de l'immigration répond avec aplomb : « Aujourd'hui, la Cimade elle-même a indiqué qu'elle avait du mal à faire face parce que c'est une charge de travail, une pression peut-être aussi [...]. Elle a elle-même considéré que c'était trop important [...]. Je l'ai évoqué avec les responsables de la Cimade, que je connais bien et avec lesquels je travaille, et ils m'ont donné leur accord [...]. J'ai vu qu'ils n'étaient pas tout à fait satisfaits d'éléments techniques, c'est-à- dire l'attribution de lots et le devoir de neutralité et de confidentialité [...]. Ça, c'est le code des marchés publics ». Cette dernière précision est présentée par le ministre comme un détail.
M. Hortefeux ment de façon tranquille, avec suffisamment de calme et d'assurance pour convaincre une bonne partie des auditeurs qu'il dit
http://www.gisti.org/spip.php?article1239
Publié par Asulon à 23:00:05 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Dans la vallée du Rhône, en Andalousie, dans la région des Pouilles en Italie, la transformation totale des modes de culture des fruits et légumes s'est accompagnée d'une précarisation encore accrue, et aujourd'hui extrême, de la main-d'œuvre, majoritairement étrangère, de ce secteur. Contrats courts voire emploi illégal, dépendance totale vis-à-vis d'employeurs imposant des conditions de travail et d'hébergement indignes, invisibilisation des atteintes à la santé, tout un système d'exploitation et de déréglementation du droit du travail s'est développé contre lequel les saisonniers étrangers tentent depuis quelques années de se mobiliser.
Publié par Asulon à 22:58:32 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) | Permaliens
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