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En France depuis dix-huit ans, Sara Camara, un Malien quadragénaire, a travaillé treize ans pour le ministère de la culture. Recruté en décembre 1992 comme gardien suppléant à
"Entré irrégulièrement en France, pour pouvoir travailler et subvenir aux besoins de ma famille, je n'avais pas le choix au départ. Mais, explique-t-il, je ne pouvais pas continuer toute ma vie à mentir, et, en plus, à travailler sans pouvoir aller chez le médecin et sans retraite au bout."
Le 29 novembre
Publié par Asulon à 20:40:05 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Baba Traoré avait 29 ans. Vendredi 4 avril, ce Malien sans papiers s'est jeté dans
Chaque jour apporte son lot d'exemples des incohérences de la politique de l'immigration. Certes, la lutte contre l'immigration clandestine et illégale est nécessaire, surtout si elle s'accompagne d'une action résolue contre les trafiquants de main-d'oeuvre, qui sont de véritables marchands d'esclaves. Mais elle ne saurait justifier tous les moyens, comme cette aberrante politique du chiffre qui entretient un climat de peur chez les sans-papiers et n'a même pas l'alibi de l'efficacité. En 2007, avec près de 23 000 "éloignements" d'étrangers, Brice Hortefeux, ministre de l'immigration et de l'identité nationale, n'a pas atteint l'objectif assigné, de 25 000. Or, dans le même temps, selon l'Insee,
Publié par Asulon à 20:39:24 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
A l'occasion de la publication le 3 avril du rapport d'activité de l'année 2007 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), les associations membres de
Le rapport de l'Ofpra révèle qu'en 2007, le nombre de demandes d'asile enregistrées chute pour la quatrième année consécutive (d'environ 15 %).
Le taux de reconnaissance global [1], de l'ordre de 30 %, a augmenté de manière significative en 2007, essentiellement en raison des décisions prises en appel annulant les rejets de l'Ofpra [2]. Cependant,
Vous pouvez retrouver ce communiqué sur le site http://cfda.rezo.net
Publié par Asulon à 18:31:44 dans France actualités | Commentaires (1) | Permaliens
Sous l'assaut de courants intellectuels réactionnaires, l'Europe - comme les Etats-Unis - connaît aujourd'hui la mise en œuvre d'une véritable Société de contrôle dont les signes premiers apparaissent à travers l'organisation du tri et du classement de l'Humain.
Identification et classement apparaissent sous des formes les plus élaborées - fichiers, puces, enregistrements vidéos, fichiers ADN, contrôles des communications - font appel à la plus haute technologie et ce à une échelle insoupçonnée.
On annonce déjà des modalités de ce tri de l'Humain à partir de critères tout contestables : biologique, psychologique.
Ce tri s'accompagne bien sûr d'une régulation spatiale - on ouvre des camps - et de régulation temporelle - la « rétention de sûreté » permet l'enfermement à vie.
La peur de l'autre devient le ciment de ce basculement qui entraîne un véritablement bouleversement politique.
Tous les pans de l'activité humaine sont concernés : une immense entreprise de régulation tente ainsi de s'imposer.
Nous assistons alors impuissant à l'élaboration de règles visant à organiser le « Parc humain » - pour reprendre l'expression du philosophe allemand Peter Sloterdijk - aux conséquences immenses.
L'ère industrielle a produit Auschwitz.
Que produira la nouvelle ère de contrôle bio-technologique ?
La mise en œuvre de cette société de contrôle - annoncée par Michel Foucault - a déjà ses cobayes tout désignés - d'abord le faible.
Et le faible, c'est aujourd'hui cet autre, l'immigré, l'étranger.
Ainsi, les modalités de tri que nous imposons - et qui font injure à deux siècles d'émancipation de l'Homme portée par la pensée des Lumières - ne sont que la phase première de ce contrôle généralisé.
Aussi, pouvons-nous remarquer que ce glissement général n'est pas à proprement parlé un glissement « xénophobe » mais bel et bien un glissement anti-humaniste.
Nous sommes - à très court terme - tous visés.
Ne sommes-nous pas d'ailleurs d'ores et déjà cernés par un maillage technologique inquiétant ?
Ne manque plus que le basculement collectif.
Or, si le contrôle par l'Etat est une garantie de l'ordre, en revanche,
Publié par Asulon à 10:05:16 dans Textes & contributions | Commentaires (0) | Permaliens
Messaoud Bouzelmat, Marocain de 44 ans, travaille depuis vingt-sept ans dans la même exploitation agricole. Chaque année, il vient cultiver les tomates dans les Bouches-du-Rhône. "Comme saisonnier, on ne peut rien dire. Car on sait que le patron peut ne pas renouveler notre contrat l'année suivante, explique-t-il. J'en connais beaucoup qui ont travaillé des années ici et aujourd'hui sont au bled. On s'use la vie ici et du jour au lendemain on nous dit c'est terminé."
Mais M. Bouzelmat fait partie des 23 travailleurs saisonniers étrangers des Bouches-du-Rhône pour qui "travailler plus pour gagner plus" pourrait devenir une réalité. En ordonnant au préfet de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour, le tribunal administratif de Marseille vient, dans des jugements en référé rendus publics lundi 31 mars, de leur reconnaître le statut de travailleur à titre permanent. Un statut qui leur ouvre la possibilité de travailler durant les douze mois de l'année et de bénéficier de tous les droits ouverts par leurs cotisations.
Présents en France depuis quinze ou vingt ans, voire plus, ces ouvriers agricoles ont tous travaillé huit mois par an, alors même que la réglementation limitait à six mois leurs contrats. Sauf dérogation exceptionnelle. En fait, pendant des années, la direction départementale du travail a systématiquement prolongé leurs contrats saisonniers, établis à l'origine pour quatre ou six mois. Malgré la loi sur l'immigration de juillet 2006, qui a limité la durée de ces emplois à six mois, l'administration a encore prolongé des contrats en 2007.
Publié par Asulon à 19:09:45 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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