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L'Europe a une monnaie, un marché unique et un espace sans frontière de Marbella jusqu'à Tallinn. Elle s'apprête à choisir un seul visage pour sa présidence. Mais, sur la question des réfugiés, le beau miroir se brise en vingt-sept morceaux. Dix ans après les premières avancées vers une règle du jeu commune, les juristes parlent de la «loterie du droit d'asile» dans l'UE. L'ONU et son Haut-Commissariat dénoncent des disparités criantes.
Les statistiques suffisent, à l'heure où l'Europe consacre fièrement l'asile dans l'article 18 de sa charte des droits fondamentaux. Un Tchétchène parvenu au cœur de l'Europe a 63 % de chances de décrocher le précieux statut en Autriche ; et rigoureusement aucune dans la Slovaquie voisine. Tous les espoirs sont permis à un Somalien débarqué à Malte, mais il ferait mieux d'éviter les côtes grecques. Et pour cause : les 400 000 Maltais ont accordé leur protection à 1 405 réfugiés l'an dernier, quand les 11 millions d'Hellènes n'ouvraient leur porte qu'à 375 d'entre eux.
Préserver le pouvoir de décision des États
Les naufrages de réfugiés en Méditerranée et de scandaleuses conditions de détention des clandestins ajoutent au malaise. L'explosion de l'immigration depuis dix ans et la panne de croissance nuisent à la sérénité du débat. Résultat : l'asile et sa gestion sont une tache noire sur l'image de l'UE. Sur 121 000 demandes de réinstallations soumises par le HCR de l'ONU en 2008, les Européens ont accepté 4 378 prises en charge, contre plus de 60 000 aux États-Unis.
«Le demandeur d'asile risque de devenir le bouc émissaire de la crise», s'inquiète Jacques Barrot, responsable européen du dossier. Le vice-président sortant de la Commission veut changer la donne avant de tirer sa révérence. Il présente aujourd'hui deux directives qui aideront l'Europe à retrouver, dit-il, la dignité de sa tradition d'accueil. Si le Parlement l'accepte et si, obstacle plus difficile à surmonter, les Vingt-Sept en sont d'accord.
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Publié par Asulon à 09:58:00 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) | Permaliens
Il y a quelques jours, l'image d'une enfant tamoule s'est affichée dans tous les médias australiens. A bord d'une embarcation, la fillette implorait l'aide de l'Australie et des autres pays occidentaux, tandis que le groupe de 255 Tamouls qui l'accompagnaient refusaient de quitter leur bateau, retenu en Indonésie. Le gouvernement australien n'a pas fléchi. C'est d'ailleurs lui qui avait demandé aux autorités indonésiennes d'intercepter l'embarcation en route vers son territoire.
Alors que le nombre de boat people augmente en Australie, le débat sur l'immigration illégale resurgit. En un an, trente-quatre bateaux sont arrivés sur les côtes australiennes avec, à leur bord, quelque 1 700 demandeurs d'asile, venus essentiellement d'Afghanistan et du Sri Lanka. L'opposition libérale y voit la preuve que le gouvernement travailliste échoue à contrôler ses frontières.
En moyenne, environ 5 000 demandeurs d'asile arrivent en Australie chaque année par avion ou par bateau. Un programme humanitaire annuel accorde des visas à 13 000 réfugiés. Mais la question reste épineuse dans ce pays où l'un des programmes télévisés les plus populaires s'appelle justement Border Security ("sécurité des frontières").
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Publié par Asulon à 09:54:55 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
Partenariat renforcé entre INTERPOL et l’ONU : vers une force globale de police pour les pays fragilisés ? Par Nicolas Lemay-Hébert, Directeur de l’Observatoire sur les Missions de paix de la Chaire Raoul-Dandurand.
L’auteur a dirigé une mission de recherche sur la réforme de l’institution de police au Timor-Leste par l’ONU pour le compte du programme Institutions for Fragile States de l’Université Princeton lors de l’été 2008.
La 78ème Assemblée générale de l’INTERPOL (contraction de l’expression anglaise International Police), organisation internationale promouvant la coopération policière internationale, a donné lieu à une déclaration commune ce lundi faite par M. Andrew Hughes, Conseiller pour les questions de police à l’ONU, et M. Ronald Noble, Secrétaire général d’INTERPOL, sur la mise en place d’une nouvelle « doctrine policière internationale ». Les ministres de la Justice et de l’Intérieur de 60 pays, appuyés par les officiers de police de plus de 153 pays, ont ainsi approuvé la mise en place d’une coopération institutionnelle renforcée entre INTERPOL et l’ONU sur la question de la consolidation de la paix. Il s’agit d’un important partenariat institutionnel qui se dessinait depuis quelques temps déjà, en fait depuis la rencontre entre le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, et M. Noble en mars 2009. Toutefois, il s’agit d’une décision qui ne peut être accueillie qu’avec satisfaction par tous les acteurs du milieu, des États contributeurs, notamment le Canada, aux pays sujets à requérir un appui institutionnel en passant par les chercheurs sur le sujet. En effet, le rôle des effectifs pol
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http://www.dandurand.uqam.ca/uploads/files/publications/rflexions/nlh_interpol141009.pdf
[UNIVERSITE du QUEBEC à MONTREAL]
Publié par Asulon à 14:23:52 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
DROIT DU TRAVAIL : Appel européen pour la préservation et le renforcement du droit du travail !
http://www.labour-union-rights.eu/spip.php?article1
Publié par Asulon à 14:19:53 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
« Rapport sur la violation des droits humains aux frontières » Réseau Migreurop
Pour son premier Rapport annuel sur les violations des droits humains aux frontières, Migreurop a choisi de retenir quatre pôles emblématiques des méfaits de la politique menée par l'Union européenne en matière d'immigration et d'asile. La frontière gréco-turque, la région du Calaisis, au nord-ouest de la France, celle d'Oujda, à l'est du Maroc, et l'île de Lampedusa à l'extrême sud de l'Italie, sont autant de haltes, plus ou moins longues, parfois définitives, dans l'odyssée des milliers de personnes qui, chaque année, en tentant de rejoindre l'Europe, cherchent par l'exil choisi ou contraint à échapper au sort qui leur est échu.
Le rapport annuel de Migreurop sur les violations des droits humains aux frontières n'est pas le produit d'une mission d'enquête de plus ou moins longue durée par des observateurs extérieurs. Il est le fruit de la double dimension qui caractérise le réseau Migreurop, composé d'organisations de terrain qui œuvrent pour la défense des droits des migrants et des réfugiés, et d'individus qui, dans leur activité professionnelle ou militante, étudient et analysent les politiques migratoires et leurs conséquences. Ce rapport souhaite privilégier, à chaque fois que c'est possible, la parole des migrants rencontrés soit lors des missions ad hoc, soit par les associations membres ou partenaires de Migreurop qui sont présentes au quotidien sur les sites retenus. Il entend également rendre compte de l'expérience de ces associations, dont le croisement des analyses constitue une des richesses du réseau. Si les faits rapportés se situent dans l'actualité de l'année 2009, la connaissance de longue date par les associations de la réalité de la migration permet d'en traiter autrement que sous l'angle d'événements ponctuels, comme c'est souvent le cas. Les thèmes de travail du réseau Migreurop ont servi de fil conducteur pour organiser ce rapport : dans chaque zone étudiée (à l'exception de Lampedusa, voir infra), quatre axes ont été retenus. Les trois premiers caractérisent la politique d'immigration et d'asile de l'UE : contrôler et bloquer ; retenir, enfermer ; déshumaniser, tuer. Le quatrième - assister, résister - veut refléter tant les mouvements d'auto-organisation des migrants que les manifestations de solidarité de ceux qui leur viennent en aide : la composante militante du réseau Migreurop constitue, pour ce dernier aspect, une source privilégiée d'informations sur les luttes.
Lire le RAPPORT :
http://www.migreurop.org/IMG/pdf/Rapport-Migreurop-oct2009-def.pdf
Publié par Asulon à 14:15:53 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) | Permaliens
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