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Espagne. Alors que le chômage explose, la police traque partout les sans-papiers.
James Aweya se souviendra douloureusement de son séjour à Madrid, où cet ingénieur en électronique était invité par un centre de recherche. La semaine dernière, ce Canadien d'origine ghanéenne, 47 ans, se trouvait à l'aéroport de Barajas, sur le point de rentrer chez lui. Soudain, des policiers le jettent au sol, lui passent les menottes et le rudoient. Une heure plus tard, il est relâché, sans excuse ni explication. Les policiers se sont trompés de cible, ils cherchaient à interpeller un clandestin. Or, l'ingénieur noir avait ses papiers en règle.
L'épisode, dont la presse s'est fait l'écho, illustre un scandale qui salit l'image «humaniste» du gouvernement socialiste de José Luis Zapatero : la chasse aux clandestins pour remplir des quotas d'arrestations. Quitte à tomber dans le délit de faciès et à pratiquer l'amalgame entre étrangers illégaux et délinquants.
Consigne. Dans la capitale, la police nationale traque les clandestins un peu partout : dans l'aéroport, les gares, les bouches de métro, voire dans la rue ou sur des chantiers. Le scandale a éclaté lorsque les médias ont divulgué une directive policière affichée dans un commissariat de Vallecas, au sud-ouest de Madrid. Il y est recommandé aux agents d'«interpeller des sans-papiers, quels qu'ils soient, en dehors du district si besoin est». Car il s'agit avant tout de faire du chiffre. Dans ce commissariat, le quota est fixé à 35 détentions par semaine.
http://www.liberation.fr/monde/0101321375-la-derive-anticlandestins-du-gouvernement-zapatero
Publié par Asulon à 16:02:06 dans Espana-actualidades | Commentaires (0) | Permaliens
Les chantiers ferment, les patrons ne paient pas, et l'État met la population en garde contre les étrangers «criminogènes».
Comme tous les jours, par ce froid matin gris, ils sont des dizaines à faire le pied de grue sur la place des Trois-Gares de Moscou. Lorsque le correspondant du Figaro aborde l'un d'eux, au visage asiatique coiffé d'un bonnet de laine, c'est l'attroupement immédiat. Comme des mouches attirées par le miel. «Vous proposez du travail ? Combien ? Ah, vous êtes français, et en France vous embauchez ?» Un essaim de visages crasseux, de faces bouffies par l'alcool, de gueules tuméfiées, édentées, des mains craquelées et rougies par le froid se presse autour du nouveau venu. Originaires d'Asie centrale ou du Caucase du Sud, aucun de ces immigrés n'a travaillé depuis le début de l'année. Les intermédiaires ne viennent plus recruter pour les chantiers. Sur l'horizon moscovite, des dizaines de grues restent immobiles depuis des semaines.
Les millions de travailleurs étrangers des anciennes républiques soviétiques, installés de façon permanente ou saisonnière en Russie, attirés par la croissance soutenue des huit dernières années sont brutalement touchés par la crise.
Publié par Asulon à 18:10:53 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens
La presse suisse de lundi se montre unanimement satisfaite du oui populaire à la reconduction et à l'extension de l'accord de libre circulation des personnes avec l'UE. Selon elle, les citoyens ont fait preuve de pragmatisme, malgré une situation économique difficile.
Les commentateurs sont surpris par l'ampleur du oui à la libre circulation. Quelques heures avant le vote, personne n'aurait en effet pu prédire que pratiquement 60% des citoyens accepteraient l'objet qui leur était soumis.
«Tout était réuni pour que cela dérape. La crise économique, la grogne montante contre les frontaliers français et allemands, l'agacement devant les mendiants roms. Tous les malaises pouvaient s'additionner. Ça n'a pas été le cas et le soulagement est immense», note le journal populaire Le Matin.
«On craignait le pire, on a vécu le meilleur», commente pour sa part le Journal du Jura. Et le quotidien de conclure que «la victoire est d'autant plus probante qu'inattendue».
Pragmatisme et bon sens.
On pouvait penser que la crise favoriserait le camp des opposants à la libre circulation des personnes. Mais au final, les analystes estiment que c'est plutôt le contraire qui s'est produit.
La Neue Zürcher Zeitung voit ainsi dans ce scrutin un refus des «expérimentations» politiques. «Dans des temps économiquement difficiles, les Suisses se sont clairement prononcés en faveur de la poursuite de la libre circulation des personnes avec leur plus grand partenaire commercial», note le grand quotidien zurichois.
Même son de cloche pour la Tribune de Genève pour qui «les Suisses ont fait preuve hier de pragmatisme et de bon sens, se refusant à céder au réflexe protectionniste et isolationniste si tentant en période de crise».
Tous les commentateurs en arrivent à la même conclusion: en acceptant la poursuite de la libre circulation et, ce faisant, des bilatérales, les Suisses ont avant tout fait preuve de réalisme et de pragmatisme. «Le peuple suisse garde les pieds sur terre, le sol fût-il enneigé», résume ainsi le quotidien fribourgeois La Liberté.
Publié par Asulon à 19:03:45 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) | Permaliens
Les autorités suisses ont salué, dimanche 8 février, le "oui" massif au référendum sur la reconduction de la libre circulation des travailleurs entre la Confédération et l'Union européenne. Selon les résultats officiels, le "oui" a remporté 59,6 % des suffrages de la Confédération, où 22 des 26 cantons se sont prononcés en faveur de la collaboration avec Bruxelles qui a permis à 200 000 Européens de travailler en Suisse depuis 2002. Le "non" a recueilli 40,4 % des votes. Ce résultat a créé la surprise, les observateurs ayant multiplié les mises en garde sur les possibles tentations de repli de la population confrontée à une montée du chômage et une économie en berne.
"La population suisse a fait un choix pragmatique et orienté vers l'avenir", s'est félicité la ministre de la justice, Eveline Widmer-Schlumpf, lors d'une conférence de presse à Berne. Mme Widmer-Schlumpf a précisé que la libre circulation des travailleurs roumains et bulgares entrerait en vigueur "au plus tôt le 1er avril". Elle a précisé toutefois que le processus serait étalé sur sept ans. La chef de la diplomatie suisse, Micheline Calmy-Rey, s'est dite pour sa part "très fière d'être suisse".
Publié par Asulon à 19:02:28 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) | Permaliens
La réforme du dispositif d'aide aux personnes placées en centre de rétention administrative (CRA), qui remet en cause la mission nationale assurée par la Cimade, est une nouvelle fois remise en cause. Mardi 10 février expire le délai ouvert par le gouvernement pour que d'autres associations interviennent dans les CRA. Un premier appel d'offres a déjà été annulé par la justice.
Or, dix associations dont la Cimade, le Gisti, la Ligue des droits de l'homme, le Syndicat des avocats de France, ont saisi vendredi 6 en référé le Conseil d'Etat. Elles lui demandent de suspendre l'exécution du décret du 22 août 2008 modifiant les conditions de la mission d'information et d'aide aux étrangers placés en rétention dans l'attente d'une expulsion.
La Cimade, association nationale oecuménique d'entraide, était la seule intervenante. Elle publie chaque année un rapport fouillé sur la situation dans les CRA. Agacé par ses propos "toujours critiques", le précédent ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, a voulu en finir avec "cette situation de monopole".
Publié par Asulon à 19:01:30 dans France actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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