Depuis le 01-07-2007 :
288214 visiteurs
Depuis le début du mois :
3041 visiteurs
Billets :
492 billets
<< « Le peuple suisse garde les pieds sur terre » | « Les rêves perdus des immigrés de Russie » | « La dérive anticlandestins du gouvernement Zapatero » >>
Les chantiers ferment, les patrons ne paient pas, et l'État met la population en garde contre les étrangers «criminogènes».
Comme tous les jours, par ce froid matin gris, ils sont des dizaines à faire le pied de grue sur la place des Trois-Gares de Moscou. Lorsque le correspondant du Figaro aborde l'un d'eux, au visage asiatique coiffé d'un bonnet de laine, c'est l'attroupement immédiat. Comme des mouches attirées par le miel. «Vous proposez du travail ? Combien ? Ah, vous êtes français, et en France vous embauchez ?» Un essaim de visages crasseux, de faces bouffies par l'alcool, de gueules tuméfiées, édentées, des mains craquelées et rougies par le froid se presse autour du nouveau venu. Originaires d'Asie centrale ou du Caucase du Sud, aucun de ces immigrés n'a travaillé depuis le début de l'année. Les intermédiaires ne viennent plus recruter pour les chantiers. Sur l'horizon moscovite, des dizaines de grues restent immobiles depuis des semaines.
Les millions de travailleurs étrangers des anciennes républiques soviétiques, installés de façon permanente ou saisonnière en Russie, attirés par la croissance soutenue des huit dernières années sont brutalement touchés par la crise.
Publié par Asulon à 18:10:53 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens