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<< MENACES sur le GISTI ? | « La France veut expérimenter au Cap-Vert ses tests ADN pour les candidats à l'émigration » | The Wissenschaftszentrum Berlin für Sozialforschung >>
Le ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, s'est rendu, dimanche 22 et lundi 23 juin, au Cap-Vert pour y poser les jalons d'un "accord de gestion concertée des flux migratoires", et y informer les autorités que leur pays serait l'une des terres d'application des tests ADN pour les candidats au regroupement familial. L'archipel à l'ouest des côtes sénégalaises fait en effet partie des neuf pays (avec l'Angola, le Bangladesh, le Cameroun,
Les autorités capverdiennes ont "pris note de cette démarche de consultation", mais ont choisi de ne pas commenter cette "décision unilatérale" de
Le Cap-Vert compte une diaspora importante (quelque 700 000 personnes vivent à l'étranger, dont 30 000 en France), supérieure à sa population résidente (500 000). Mais si ce petit Etat-nation au milieu de l'Atlantique, aux terres arides et pauvres en ressources naturelles, a toujours été une terre d'émigration, il refuse d'être assimilé aux pays source d'immigration clandestine. En 2007, 273 Capverdiens en situation irrégulière ont été interpellés en France. "Nous avons une tradition d'émigration mais dans le cadre de la loi. Il n'est pas dans notre tradition d'émigrer accompagné d'enfants, avec de faux papiers", affirme Arnoldo Lopes, conseiller sur les migrations du ministre des affaires étrangères. "Le Cap-Vert a un état civil consolidé", insiste-t-il. Une réalité que confirme un représentant du Quai d'Orsay.
Publié par Asulon à 18:30:01 dans Actualité dans le Monde | Commentaires (0) | Permaliens