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Des baraques insalubres, sans eau ni électricité, mal protégées de la pluie : Viktoria Mohacsi a visité ces derniers jours trois camps tziganes à Naples et deux à Rome. Cette eurodéputée hongroise, une des deux députés d'origine rom du Parlement européen, témoignait mardi 20 mai à Strasbourg du sort fait en Italie à une communauté dont elle est issue. "Je n'ai jamais vu une situation pareille dans aucun des pays où je suis allée", a expliqué la jeune élue libérale. "La chose la plus terrible, c'est que ces gens sont maintenus dans l'illégalité. Des milliers de personnes qui ont fui depuis des années les guerres en ex-Yougoslavie sont là, apatrides, sans aucune perspective d'intégration."
Mme Mohacsi voulait alerter l'opinion, avant que le président du conseil italien, Silvio Berlusconi, ne présente mercredi à Naples un train de mesures contre l'immigration clandestine, après une campagne électorale où les Tziganes ont été accusés de toutes les dérives criminelles. Les dirigeants italiens, qui ont évoqué la possibilité de généraliser les expulsions, ont suscité des inquiétudes au sein de l'UE. En Espagne, la vice-présidente du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de
Publié par Asulon à 18:53:00 dans Actualité Européenne | Commentaires (0) | Permaliens